Voyage à Madagascar – épisode 5 : Daracina (la suite)

Journal de bord, le 14 mars 2016

Nous avons remercié nos guides et pris des contacts pour pouvoir revenir les voir avec un GPS et la copie du cadastre ( ?) pour éventuellement leur proposer un contrat de location. Puis nous sommes allés manger le repas de midi. Alors, dans ce genre d’endroits, pas de restaurant 3 étoiles au Michelin, simplement une petite case de 3 mètres sur 2, au bord de la route, une table, un banc, une chaise, et une mère de famille qui fait cuire une grande portion de riz, un bol de jus de crevette pour mouiller le riz, et des poissons cuits à la poêle la veille et légèrement séchés, en dessert de délicieuses bananes bien mûres. Nous sommes ensuite allés nous reposer un peu en plongeant nos pieds dans le joli canal d’irrigation qui traverse tout le village.

À 14h, nous avons retrouvé la dame du bureau du maire, qui nous a conduits jusqu’à un autre chef Fokuntany, un peu plus loin sur la route. De là nous sommes allés visiter une grande parcelle, qui avait vraisemblablement été entièrement coupée l’année dernière. Nous arrivions donc un peu tard et il n’y avait pas beaucoup d’intérêt pour nous, d’autant plus que le propriétaire n’avait pas l’air très motivé. Mais un deuxième passant nous accompagnait, qui nous a montré une petite parcelle avec quelques beaux canneliers en nous disant qu’il avait une grande parcelle à nous montrer. Nous avons repris la voiture en direction d’Ambanja, puis nous nous sommes engagés dans un sentier avec le 4×4 sur un kilomètre, jusqu’à arriver devant la case en falafa du monsieur, d’où nous avons continué à pied. À côté de sa case il nous a montré un magnifique cannelier, mais un seul ! Heureusement la promenade n’était pas finie. Nous avons alors traversé sur 1km des rizières d’une beauté à couper le souffle, pour arriver à une plantation de cannelle plus belle que dans nos rêves. Une parcelle parfaitement entretenue, avec des canneliers taillés en bouquet, des rejets d’au moins trois ans, le tout sur plusieurs hectares, prêts à être exploités, un travail d’artiste. Il y a bon espoir que d’ici quelques mois arrive dans nos flacons de la cannelle de ce monsieur !

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Bouquet de daracina (cannelle en malgache)

C’était une belle surprise pour cette fin de journée, nous étions fourbus, écrasés de soleil, mais contents. Pour fêter cela, nous avons mangé des brochettes de zébu au Carribou dans une gargote d’Ambanja.

Mais avant de rentrer, la dame qui nous accompagnait nous a dit qu’il fallait absolument que l’on s’arrête pour voir la plantation de cannelle (200m2 environ) de la maman du chef Fokuntani, par diplomatie. C’est là qu’en garant le 4×4 au bord de la route sur le petit stand d’oranges juste à côté, Gaëlle a vu un bébé chat qui miaulait en attendant de trouver un propriétaire. Elle a craqué et l’a emporté, il faut dire que sa maison est envahie de souris, il s’appelle maintenant Daracina, Dara pour les intimes (pour ceux qui n’ont pas suivi c’est le nom de la cannelle en malgache, à prononcer en roulant le r).

 

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