Voyage à Madagascar – épisode 4 : la baie rose

jeudi 30 juin,

Ce matin, nous sommes partis voir M. Fidi et sa femme Nirina.

Nous sommes passés prendre notre guide Paulin, puis avons roulé quelques temps avant de se garer sous un grand arbre au milieu d’un petit village.
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Notre producteur nous attendait là, son visage marron foncé tranchant sur sa chemise et son pantalon blancs, la tête couverte d’un chapeau blanc.
Il nous a guidé par un sentier en haut de la colline, où son terrain commençait.
Il s’y est installé avec sa femme dans les années 2000. Depuis 16 ans, ils ont travaillé d’arrache-pied pour faire des terrasses sur les flancs de la colline, replantant des arbres variés partout, créant un lieu autonome où ils font pousser du riz en fond de vallée. Les bananiers les entourent, quelques maniocs, des haricots, des manguiers et jacquiers… La nature les nourrit par sa diversité.
Arrivés en haut de la colline, nous découvrons leur havre de paix, idéalement situé avec une belle vue sur les montagnes environnantes. Un petit vent rafraichissant court sous le manguier où sa femme nous attend. Elle installe une bâche au sol et nous invite à nous assoir.
Les présentations sont faites, Paulin assure la traduction. Le vieil homme nous explique avec conviction son attachement au bio, qui va dans le même sens que sa religion, sa volonté de se former davantage pour initier, conseiller les paysans qui l’entourent.
Il est très heureux de voir que sa photo a été mise sur notre carte de voeux 2016 et qu’il figure sur la page de garde de notre catalogue. Avec sa femme, ils se prêtent leur unique paire de lunette pour regarder le catalogue.IMG_2770
Nous lui montrons un flacon de baie rose, “grade 1”, pour qu’il voit comment sa production sera conditionnée et comment il faut trier la baie rose pour qu’elle soit acceptée en grade 1.
Gaelle encourage les producteurs à trier eux-mêmes leur récolte, car c’est plus avantageux pour eux de vendre la baie séchée que de la vendre en frais.
M. Fidi a planté du curcuma et du gingembre l’année dernière, mais la récolte n’a rien donné. Par contre il est toujours prêt à faire des tests de culture et c’est encourageant de voir un producteur aussi motivé.
Des plants de cannelle bio lui ont été livrés qu’il va bientôt planter dans sa vallée.
Après la discussion, il nous prépare un morceau de jaque, cet énorme fruit bien sucré dont il faut enlever les graines ; nous le dégustons à l’ombre du manguier. Bien mal m’en prend, je suis malade le soir-même ! Il paraît que c’est courant avec ce genre de fruit, même les Malgaches ont mal au ventre quand ils en mangent trop, c’est rassurant !IMG_2761
Nous descendons ensuite voir les arbres à baies roses plantés au milieu des bananiers, sur les terrasses du haut de son terrain. Il a fait des boutures à partir d’assez grosses branches qu’il a fichées en terre avant la saison des pluies ; la plupart ont bien repris.
Une dernière photo du couple devant les cases (généralement une pour dormir, l’autre pour stocker et cuisiner) et nous reprenons le sentier, quittons cette belle vallée le coeur optimiste.

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