Voyage à Madagascar – épisode 13 : le gingembre

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le 12 juillet,
Imaginez des collines fertiles où la moindre graine jetée à terre germe sans peine, une diversité végétale abondante, de la pluie régulière, et des vallons sillonnés de sentiers étroits en terre rouge.
C’est dans ce cadre idyllique que pousse notre gingembre malgache. IMG_3406
Tous les 2 ans environ, de nouvelles parcelles sont défrichées pour que le rendement des cultures soit optimal. Les yeux de rhizome aussi appelés graines (petits morceaux de gingembre avec un germe) sont mis en terre au mois de novembre.
Il faut passer plusieurs vallons avant d’arriver à la parcelle la plus proche des habitations. Le producteur et son gardien nous guident. Un petit km de sentes torturées et grimpantes plus loin, je découvre un champ qui paraît tout sauf une culture de gingembre.IMG_3429
Les feuilles fanées du gingembre ont complètement disparu et la végétation locale reprend le dessus. Les rhizomes affleurent le sol par endroit ; pour en faciliter la récolte, il faut couper les herbes pour les repérer et les déterrer plus facilement.
Le producteur paie un gardien pour rester sur le champ pour éviter de se faire voler son gingembre bien mûr. Hélas ces pratiques deviennent courantes à Madagascar avec la montée des cours des épices.
La récolte a lieu de mai à décembre, selon les besoins. Le producteur laisse en terre la production des champs les plus proches le plus longtemps car ils sont plus faciles à garder.
On obtient environ 400 à 500g de gingembre frais par rhizome et environ 25 tonnes de gingembre par hectare dans cette région.
Trois producteurs travaillent avec Phael Flor depuis maintenant 20 ans, un quatrième s’est ajouté récemment et le partenariat avec Arcadie a commencé en 2005.
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Une fois le gingembre récolté, il est collecté en frais par Phael Flor ou livré par les producteurs eux-mêmes en gros sacs de rhizomes non lavés.
Ce gingembre aux rhizomes moins joufflus que son collègue asiatique présente une chair jaune pâle légèrement ivoire en frais, un léger piquant et un goût citronné rafraichissant qui en fait le compagnon privilégié de quelques feuilles de menthe douce quand vous avez mal à la gorge. À Madagascar, j’ai fait infuser quelques tranches avec du lemongrass (un peu plus fort que la citronnelle), c’est aussi bien agréable.

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