Voyage à Madagascar – épisode 15 : la cannelle

Lorsque nous arrivons chez le producteur de cannelle ce matin-là, il nous emmène visiter une nouvelle parcelle qu’il a défrichée et qu’il reboise avec de jeunes plants de canneliers et de girofliers.IMG_3333
Il nous explique qu’il fait très attention à la biodiversité de sa parcelle, grands arbres, arbres à fruits, canneliers, girofliers, ravenales, cultures au sol de patates douces, d’ananas se côtoient. Il nous montre comment les oiseaux, qui mangent les graines des canneliers et vont ensuite se percher sur les arbres, produisent à leurs pieds grâce à leurs excréments de merveilleuses pépinières de jeunes plants de canneliers ( !)
C’est là que le gardien de la parcelle les prélèvent, si possible avec des petites feuilles rougissantes car ils reprennent mieux, et les rempotent dans des pots réalisés en pots de bambous coupés entre deux noeuds. Ce pot a l’avantage d’être complètement biodégradable et ne nécessite pas de sortir le plant de la terre où il a commencé à se développer.
Les plants sont ensuite protégés par 3 branchettes installées en trépied qui leur donne un peu d’ombre.
Le producteur procède de la même manière pour les plants de giroflier.IMG_3343
Quand les paysans préparent la cannelle, pour obtenir de la cannelle non grattée, ils prélèvent l’écorce et l’aubier sur les troncs de canneliers. Pour obtenir de la cannelle grattée, ils vont gratter l’écorce (couche extérieure qui protège l’aubier) et prélever la partie aubier en plus ou moins gros morceaux de couleur caramel. Cette partie est la plus sucrée de la cannelle.
Ensuite ils mettent les morceaux à sécher. Un tri est ensuite fait pour écarter les morceaux de bois (partie plus blanche) qui auraient été oubliés.IMG_3347
Ensuite, la cannelle est stockée dans un local dédié à cet usage, bien hermétique avec dalle de béton pour le sol et bois de ravenales pour les parois.
Lorsqu’une quantité suffisante est produite, Phael Flor envoie un camion pour enlever la cannelle et la ramener dans ses locaux.
Là, elle subit un tri final pour limiter les corps étrangers entre autres ceux de type ferreux et un concassage grossier pour les plus gros morceaux avant d’être exportée.
Avant notre départ, le producteur taille le haut d’une noix de coco pour chacun d’entre nous et nous offre ce jus bien frais et très désaltérant.IMG_3372
C’était délicieux, très légèrement sucré, très léger, rien à voir avec le goût du jus de coco qui arrive jusqu’à nous lorsque les noix sont exportées.

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. schneider dit :

    je viens de regarder votre site, par hasard.
    je vous livre depuis plusieurs années sur la zone de mezannes les ales , je suis chauffeurs sur ales, et je tenais a vous dire que je suis agréablement surpris par votre société, votre facon de voir les choses et à fonds dans le bio. sympas la crèche que votre société a mis en place pour vos salariés d arcadie ales
    salutations

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